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L'Économie Panafricaine en Bref du Jeudi 13 janvier 2022

Nigeria

 l’Association des entreprises manufacturières dénonce la taxe sur les boissons sucrées : «Au Nigeria, le nouveau prélèvement fiscal sur les boissons sucrées annoncé par l’exécutif passe mal auprès des industriels. Ladite mesure qui prévoit une taxe de 10 nairas sur chaque litre du produit vise à réduire la surconsommation de sucre afin de lutter contre l’obésité et le diabète.   D’après l’Association des entreprises manufacturières (MAN), cette disposition pourrait conduire à une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 1,9 trillion de nairas (4,6 milliards $) entre 2022 et 2025 et fragiliser les emplois ainsi que les revenus de tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement. Alors que le gouvernement entend aussi collecter grâce à cette démarche, des recettes fiscales supplémentaires, la MAN estime que le bilan à l’arrivée pourrait ne pas être aussi satisfaisant…»

 

Gabon 

Au Gabon, la Société d’énergie et d’eau risque désormais des sanctions en cas de coupures : «La nouvelle convention de concession d’une durée de 20 ans, signée le 5 janvier 2022, entre l’Etat et la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), met un accent particulier sur la protection des consommateurs au Gabon, a indiqué le ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques, Alain Claude Bilie-By Nze, dans une interview accordée à Gabon 1re. Ainsi, en cas de coupure d’eau et de l’électricité, l’entreprise pourrait écoper des sanctions de l’Agence de régulation du secteur de l’eau potable et de l’énergie électrique (ARSEE) et de l’Etat. « Lorsque surviendront des interruptions de service, dont il sera démontré que c’est du fait de la SEEG, soit de son outil de production, soit de sa distribution, et sur des éléments qu’elle aurait pu anticiper, la convention prévoit qu’il peut y avoir désormais des amendes infligées par le gouvernement, mais aussi par le régulateur. Le régulateur a été mis en place par l’Etat pour s’assurer que les conventions qui sont signées avec les opérateurs sont respectées », explique le membre du gouvernement qui reconnait que l’Etat n’a pas souvent été regardant sur l’exécution de l’ancien contrat de distribution d’eau et d’électricité…»

 

Des compagnies chinoises veulent acheter 16 millions de tonnes de minerai de fer : «Ce nouvel accord vient s’ajouter aux deux annoncés le 15 décembre dernier, toujours avec deux entreprises chinoises, Minmetals Corporation et Changzhou Dongfang Special Steel. Cela porte à 16 millions de tonnes (12 millions en morceaux et 4 millions de fines) la quantité de minerai que Genmin devrait potentiellement céder à la Chine à partir du Gabon, dans quelques années. En plus des approbations gouvernementales requises, les trois transactions sont en effet soumises à la conclusion d’un accord juridiquement contraignant, d’ici le 30 juin 2023. Pour le moment, rappelons que le projet Baniaka est à l’étape de l’étude de préfaisabilité et Genmin table sur une exploitation minière à ciel ouvert de 5 millions de tonnes de minerai de fer par an, avec des expéditions en vrac. La capacité de production annuelle du projet devrait ensuite être portée à 10 millions de tonnes. La société a néanmoins encore des efforts à fournir pour en arriver là, même si les trois accords susmentionnés sont des éléments qui pourraient inciter les bailleurs de fonds potentiels à investir dans la construction de la mine…»


Mali 

Les compagnies minières réagissent aux nouvelles sanctions de la CEDEAO contre le Mali : «Les opérations minières et les activités d’exploration ne sont pas encore affectées par les diverses sanctions imposées au Mali le 9 janvier par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’est ce qu’il faut retenir des différentes déclarations faites dans la journée du 10 janvier par la plupart des compagnies et juniors minières actives dans le pays. Le géant Barrick, qui exploite la plus grande mine d’or du Mali, en l’occurrence le complexe aurifère Loulo-Gounkoto, a indiqué que son activité n’a pas été affectée « jusqu’à présent ». Même réaction chez Resolute Mining, active à la mine d’or Syama, qui ne note aucun « impact immédiat sur la production, l’approvisionnement ou la sûreté et la sécurité des employés et des entrepreneurs »…»

 

Kenya

vers le lancement d’un service de transport continu pour les chargeurs des Etats voisins : « La Kenya Railways annonce avoir effectué, lundi 10 janvier, un premier essai d’expédition de fret depuis le port de Mombasa jusqu’à Malaba (ville frontalière de l'Ouganda), via la nouvelle ligne ferroviaire qui raccorde le réseau SGR à la voie à écartement métrique de Naivasha. L’opération s'est réalisée dans un contexte où l’exploitant du réseau ferroviaire envisage d’offrir un service de transport de bout en bout aux chargeurs de la région des Grands Lacs, notamment ceux de l'Ouganda, du Soudan du Sud, de la RD Congo, du nord de la Tanzanie, du Rwanda et du Burundi. Le port de Mombasa constitue pour certains de ces pays, dépourvus d’ouverture sur la mer, le principal canal par lequel les chargeurs réalisent les transactions commerciales avec le reste du monde. Ce qui génère un gros trafic et occasionne la congestion continue des installations portuaires…»