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L'économie marocaine en bref du Samedi 15 Mai 2021


1. Les taux débiteurs remontent en pleine tentative de relance économique : « Alors que gouvernement et autorités monétaires tentent de faire repartir l’économie, voilà que le coût de l’argent se renchérit au premier trimestre 2021. Le taux débiteur global moyen pondéré ressort ainsi à 4,45%, contre 4,42% au quatrième trimestre 2020. Par rapport à son niveau d’il y a un an, soit 4,89%, il s’affiche toutefois en baisse. Par objet économique, le taux des facilités de trésorerie se replie de 4,70% au premier trimestre 2020 à 4,10% ce trimestre. Celui des crédits immobiliers baisse également : de 5,22% au premier trimestre 2020 à 4,74% un an plus tard. En outre, le taux des crédits à l’équipement ressort à 4,28% à fin mars, en recul donc par rapport aux 4,56% du premier trimestre 2020. Enfin, les crédits à la consommation aux particuliers affichent un taux de 6,50%, après 6,55% au premier trimestre 2020 ».
2. De nouvelles perspectives de croissance se dessinent pour Marsa Maroc : « Loin de naviguer à vue en cette période de crise internationale, Marsa Maroc maintient le cap. Ses perspectives de développement et d’internationalisation s’intensifient progressivement avec la mise en service commerciale du terminal à conteneurs 3 du port de Tanger Med II. C’est en tout cas l’avis de Mehdi Chakir, analyste sénior chez CFG bank. «L’activité de Tanger Med II qui a commencé en début d’année est une activité qui donnera accès au groupe à des flux mondiaux, au-delà de sa mission historique», souligne l’analyse lors d’un webinaire organisé par la Bourse de Casablanca et l’Association professionnelle des sociétés de Bourse (APSB). Tenue le 11 mai sur le thème «Marsa Maroc vers une internationalisation de l’activité avec Tanger Med II», cette rencontre virtuelle a voulu traiter le secteur portuaire et particulièrement Marsa Maroc, la seule société à représenter le secteur à la cote casablancaise ».
3. Les renouvelables devraient confirmer leur croissance en 2021-2022 : « En plus d’être la seule source d’énergie dont la demande mondiale n’a pas faibli en 2020, les énergies vertes ont surtout crû de 45%, soit l’augmentation annuelle la plus élevée depuis 1999. Cette tendance haussière devrait se confirmer durant la période 2021-2022, selon le rapport du mois de mai de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Partant de ce résultat obtenu malgré les restrictions liées à la pandémie de la Covid-19, l’AIE s’attend à ce que le développement de l’énergie solaire photovoltaïque continue de «battre des records» avec des ajouts annuels atteignant 162 gigawatts (GW) d’ici 2022, soit près de 50% de plus que le niveau pré-pandémique de 2019 ».
4. ADII: Les recettes douanières en baisse de 10% en 2020 : « Les recettes douanières ont atteint 91,3 milliards de dirhams (MMDH) au titre de l'année 2020, en baisse de 10% par rapport à l'année précédente, selon l'Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII). "Au-delà de la crise sanitaire, les retentissements de la pandémie de la Covid-19 n'ont pas tardé à se faire sentir notamment en matière de recettes douanières, qui ont tout juste atteint 91,3 milliards de dirhams au titre de l’année 2020 en baisse de 9,7 MMDH ou -10% par rapport à 2019", indique l'ADII dans son rapport 2020, publié mardi. Cependant, poursuit l'Administration, ces résultats restent relativement positifs dans la mesure où ils ont dépassé les prévisions de la loi de finances rectificative 2020 de plus de 7,2 %, soit +6,13 MMDH ».